Bénin : la terre nourricière

 

 

Le Bénin est un petit pays d’Afrique de l’Ouest de moins de 10 millions d’habitants (2011). Représentant 32% du PIB, le secteur agricole fait vivre près de 70% de la population active du pays. Il est dominé par la filière coton mais qui ne rapporte pas assez pour vivre correctement. Peu de terres sont destinées aux céréales et aux légumes. Ainsi le pays compte quelques 19% de personnes sous-alimentées (1,6 million de personnes) et 38% d'enfants souffrant de retard de croissance pour cause de malnutrition (source : FAO). Une grande partie des besoins alimentaires nationaux est assurée grâce aux importations en raison de la faiblesse de la productivité nationale.

 

 

Les solutions proposées par DBA et ses partenaires depuis 2007 :

En collaboration avec l’ONG ALDIPE (Association de Lutte pour un Développement Intégré et la Protection de l’Environnement), le programme CODDéSUD permet de développer des actions de sécurité alimentaire dans l’arrondissement d’Allahé grâce à un co-financement de la DGD

 

Concrètement :

  • L’objectif est d’utiliser les bords des cours d’eau de l’arrondissement d’Allahé et de mettre en valeur des bas fonds afin de renforcer les activités de production (en particulier la riziculture et le maraichage) pour améliorer l’alimentation et les revenus des populations.

 

  • Parallèlement, les villages sont équipés pour pouvoir transformer ces produits, qui seront dès lors plus faciles à conserver et à commercialiser (des décortiqueuses et des étuveuses permettent la transformation du riz tandis que les fruits sont pressés pour en faire des jus). Le programme soutient également l’aménagement d’unités d’élevage de volailles, de porcs et de lapins. L’expérimentation et l’appropriation de ces nouvelles techniques de production, d’élevage et de transformation ainsi que la formation des nouveaux candidats agriculteurs se fait au sein d’un espace ferme école construit et géré par ALDIPE depuis 2012.


  • Des formations spécifiques sont également dispensées aux femmes afin d’améliorer la qualité de l’équilibre alimentaire des familles. Ces séances de nutrition ont un impact et on constate une diminution des cas de malnutrition des enfants de moins de 5 ans.

 

  • Enfin, la stabilité des populations dans la zone est recherchée à travers un travail sur le foncier et la sécurisation des terres, à travers des actions de protection et de préservation de l’environnement ainsi qu’à travers la mise en place d’un volet spécifique aux jeunes pour freiner l’exode rural. Afin d’encourager l’autonomisation des bénéficiaires et la durabilité du projet, un travail de renforcement des capacités des groupements de producteurs est également mené à travers de l’alphabétisation, des formations techniques et un appui à la formalisation de leur existence comme groupement coopératif. 

 

  • Actions de formations des jeunes aux relations Nord/Sud, aux enjeux de la sécurité alimentaire et du développement local ainsi que formation en entreprenariat et mise en projet des jeunes aussi bien en ville (Abomey) qu’en milieu rural (Allahé).